Informations Juillet 2006

 

Pourquoi nous devons fêter le 14 juillet.


Alors que nous allons célébrer la fête nationale qu'est le 14 juillet, il peut sembler intéressant de revenir sur sa signification. En effet, au-delà des feux d'artifices, défilés et autres bals populaires, il y a bel et bien un sens complémentaire à cette fête. Bien sûr, comme chacun le sait, il s'agit d'abord de la commémoration de la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789 marquant la fin du système absolutiste. Mais peu savent que le 14 juillet célèbre aussi la fête de la fédération, qui a eu lieu le 14 juillet 1790 en réaction à l'affaiblissement du pouvoir central. En Effet, depuis la révolution, des "fédérations" régionales de gardes nationaux se sont créées partout dans les provinces françaises. La Commune de Paris (sous l'impulsion de Lafayette) décide de fonder une grande Fédération nationale regroupant des représentants des fédérations locales et de les réunir à Paris le 14 juillet. La cérémonie est censée célébrer la prise de la Bastille, mais aussi marquer l'unité du pays en crise. Les 400000 Parisiens présents verront défiler en liesse 14000 soldats fédérés sous la bannière de leur département. L'aspiration à l'union nationale triomphe et la cérémonie se transforme en grande fête populaire. Nous conservons aujourd'hui le traditionnel défilé militaire mais sa signification est peu à peu oubliée. Il est donc nécessaire de rappeler et de retrouver le sens complet et profond du 14 juillet à l'heure où cette unité semble s'ébranler chaque jour un peu plus, notamment dans notre beau département…

Emeric Lozdowski

 

Le catalan "langue additionnelle" du Parlement européen : une bonne nouvelle ?

Tout le milieu catalaniste se félicite de la décision du 3 juillet faisant du catalan une "langue additionnelle" du Parlement européen. L'Association de Défense pour les Pyrénées-Orientales dans la République (Adpor) doute qu'il s'agisse d'une si bonne nouvelle.

Encore une fois, nous sommes d'accord sur le but : une meilleure connaissance de la langue catalane, et un meilleur apprentissage de celle-ci. Mais nous divergeons sur les moyens :

Premièrement, c'est le résultat d'un féroce "lobbying" de la Generalitat qui par communiqués et brochures n'a de cesse de clamer que le catalan est la langue de plus de dix millions de personnes en Europe, donc, plus que le finnois ou le suédois… Et avec une représentativité sur plusieurs Etats (Espagne, France, Italie et l'Andorre hors Union). C'est une manœuvre habituelle qui ne tient pas compte d'une réelle diversité culturelle (par exemple le catalan parlé en France dans les Pyrénées-Orientales, ou dans la région de Valence en Espagne, est différent du catalan globalisé de Barcelone), et révélant l'expansionnisme de la Generalitat.

Deuxièmement, développer le nombre des "langues officielles" au sein de l'Union européenne est dangereux. Leur multiplication sera fatale au français, et au final, il n'y aura qu'un gagnant: l'anglais.

Publié in Midi Libre du 20 juillet 2006, p.5.

 


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