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Emile Zuccarelli, dernier carré Corse pour le combat républicain ! Né en 1940 à Bastia, régulièrement médiatisé par la presse parisienne, Emile Zuccarelli incarne en Corse la continuité centralisée. la clau s'essaie à percer les fondamentaux idéologiques de cet homme hors normes. Le
paysage politique ou dit "des idées" en Catalogne nord
est en général bien ennuyeux : le même qu'en France,
les catalanistes en plus, pour une saveur plus terroir. Alors, quand
deux huluberlus débarquent sur la scène locale brandissant
les fantômes d'Albert Bausil et de François Arago au nom
d'une république en danger de séparatisme, le landernau
se réveille qui en hurlant au scandale, qui applaudissant à
tout rompre. Fin janvier 2006 donc ils créent l'ADPOR (l'association
des Pyrénées-Orientales dans la république, doit-on
préciser "française" afin que des gens mal intentionnés
ne pensent pas leur fuite vénitienne ?), proclamant "il
ne faut pas laisser la culture catalane aux catalanistes (...) Seule
la France est en mesure de préserver efficacement les caractéristiques
culturelles de notre département" (des Pyrénées-Orientales),
n'hésitant pas au passage à dénoncer "l'entrisme
de la Generalitat de Catalogne" par le truchement de sa représentation,
rue de la Fusterie, dans la fidelíssima ville de Perpignan. Cependant
d'où viennent les voix qui ont animé d'un sentiment valmysien
nos deux Jeanne Dark ? Le contexte politique est très intéressant. Deux semaines auparavant, le 5 juin 2006, Max Siméoni, "le Gandhi Corse", avait fait une escale à Perpignan avant de participer à un meeting à Girona sur le nouveau statut catalan du Sud, auquel la Catalogne d'outre-Pyrénées avait répondu "Oui" à 74%, avec 50% d'abstention. A la question, "La Corse est une région comme les autres" ?, Emile Zuccarelli répond que : "Oui, la majorité des gens parlent et se sentent français. Et, la personne qui s'exprime mieux en corse qu'en français est morte depuis longtemps. Si je suis français avant tout, je n'en suis pas moins corse pour autant. Je parle corse, je peux versifier en corse, je peux même chanter !".
Enfin,
sur le référendum en Catalogne Sud il dit qu'il "admire
la Catalogne qui a donné au monde de grands hommes et de grandes
uvres parce qu'elle est une terre de brassage. Mais on ne peut
pas être de deux nations à la fois ! C'est plus une question
de désolidaridarisation d'une province riche envers les pauvres
".
Alors, le combat républicain défendu par Emile Zuccarelli et l'ADPOR est-il semblable même s'il paraissent pouvoir se superposer ? Les choses n'ont de valeur que dans la dimension de leur contexte. Nicolas Caudeville
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